Baron de Châteauboeuf…Made in Martinique ?

Comme beaucoup, j’ai été très surprise de voir des publicités fleurir au bord des routes montrant une bouteille de vin avec cette petite phrase: « Nous aussi, on a notre château » et on pouvait lire aussi: « Chateauboeuf »…

Peu d’infos, mais encore trop pour tout lire juste en passant…

C’est où, quel nom, quel cépage ?

Je ne suis pas en Martinique depuis longtemps, juste 3 mois et des poussières, mais je suis sure de ne pas avoir vu de vigne. Bon, je n’ai pas encore fait le tour complet de l’île, ni l’intérieur des terres.

J’ai cherché des infos sur le Net. Oui, nous sommes des buveurs de vin et un vin local serait un plus…il y a bien du vin de Californie, d’Argentine, du Chili…mais là, ce serait un coup de pub…

Après des recherches en hypermarché pour être sure qu’il n’existait pas…je finis par tomber nez à nez avec cette bouteille !

Non ! Pas possible, il existe vraiment !

Je le prends en main, le bascule, le retourne…pour enfin tout connaitre de lui…elle…tout dépend si l’on parle du contenu ou du contenant.

Je l’ai trouvé aux environs de 2,50 € à Genipa, sous le nom de  Baron de Chateauboeuf.

 

Sur l »étiquette principale, on peut lire:
– Cuvée spéciale écrit en rouge en écriture cursive.
– ROUGE
– Un baron d’exception
– Un écusson reprenant les couleurs du drapeau de la marine marchande pour la Martinique.
– Sélectionné par Socara.

Déjà beaucoup à dire sur cette étiquette quand on a un tant soit peu, lu l’histoire des Caraïbes et de la Martinique en particulier.

Allons voir l’étiquette au dos de la bouteille:
– Un d’Espagne. Ben voyons, il doit juste être mis en bouteille à Châteauboeuf et hop, il peut avoir l’appellation

« Ce vin est le fruit de la sélection et de l’assemblage des meilleurs cépages. Il s’harmonisera avec vos colombos de cabris, de volailles, et sera parfait pour un moment de détente entre amis. Mis en bouteille par CSA à 62500 Saint Martin au Laërt. France, pour SOCARA à Fort de France. La Martinique. »

– Contient des sulfites
– Un pictogramme représentant une femme enceinte barré (étant donné que c’est le pictogramme qui est barré, vous comprendrez que je ne mette pas de « e »!)
– Un autre pictogramme montre un verre à pied rempli signalant que…1,00 unité d’alcool était égale à 10 cl.
– 75 cl
– 12% vol.

 Nous voilà devant une multitude de faussetés et de « maladresses », ce qui m’enquiquine vraiment.

La vérité sur ce vin

NON, le vin n’est pas made in Martinique. Il faudrait qu’il soit au moins embouteillé en Martinique. Ce qui aurait pu être possible, vu que la Martinique dispose des infrastructures pour le faire.

Encore pire, l’embouteillage est situé à Saint-Martin-au-Laërt alors que cette commune n’existe plus. Elle a fusionné en 2016 avec le village voisin Tatinghem. Et là, nous trouvons effectivement une société, Castel frères, de mise en bouteilles des vins du monde entier. Ces vins arrivent en citernes inox.

Les cépages ne sont pas cités, ce qui est ballot. C’est donc un vin de cépages mélangés et non identifiés, certainement des bas de gamme. Vu le prix au final…c’est compréhensible !

La première phrase du speech est totalement mensonger: «  Ce vin est le fruit de la sélection et de l’assemblage des meilleurs cépages. »

Je ne sais pas à quel point le titre de noblesse, « Baron » + sa particule est bien légale.

Le blason apparaissant sur l’étiquette n’est plus usité, un petit tour sur Wikipedia pour m’en assurer:  » L’ancien blason de la Martinique fut adopté le 4 août 1766[réf. nécessaire]. Il est composé de quatre champs d’azur séparés par une croix d’argent, chargés de quatre serpents en forme de “L” inversés. Les serpents adoptent cette forme car la Martinique était dépendante de Sainte-Lucie[réf. nécessaire] avant que celle-ci ne devienne un territoire britannique. Il n’a plus cours aujourd’hui, et n’est plus utilisé.
Et
« Le pavillon orné du serpent fer de lance, serpent endémique de l’île, n’a aucun caractère officiel en Martinique. Il s’agit non pas d’un drapeau mais d’un pavillon de la marine marchande adopté par une ordonnance du 4 août 1766[réf. nécessaire] :

« Tous les propriétaires de vaisseaux, bâtiments, goélettes et bateaux de la Martinique et de Sainte-Lucie feront pourvoir leurs bâtiments d’un pavillon bleu avec une croix qui partagera le dit pavillon en quatre ; dans chaque carré bleu, et au milieu du carré, il y aura la figure d’un serpent en blanc, de façon qu’il y aura quatre serpents en blanc dans le dit pavillon, qui sera reconnu dorénavant pour celui de la Martinique et de Sainte-Lucie. »

L’ utilisation de ce pavillon est sujet à polémique en raison de son origine historique car le pavillon flottait sur les navires pratiquant le commerce triangulaire et donc le commerce d’esclaves. Il est pointé du doigt comme étant à caractère colonialiste et esclavagiste. »

Drapeau, blason, pavillons ont des significations légèrement différentes, mais le fond est là.

Ce que j’aurais préféré lire

– Baron de Châteauboeuf

–  Avec le drapeau de la Martinique noir rouge et vert ou le blason de Fort de France.

– Cuvée spéciale Martinique

– Un vin sélectionné par SOCARA en exclusivité pour La Martinique.

– Le nom du ou des cépages espagnols.

Mon avis

Prix: Côté prix, ce vin est accessible à tous les budgets.

Robe: entre rubis et grenat

Nez: fruité, sucré

Goût: C’est un vin assez léger, fruité, très peu d’âpreté furtives en fin de bouche

Il ressemble au « Pata Negra », un petit vin espagnol, à bas prix, qui se laisse boire !

C’est un vin qui peut se boire tempéré ou frais.

Témpéré il accompagnera les plats de viande

Frais, paella et poissons.

Pour qui ?

C’est là que se pose la réelle question.

Commençons par les « Ce n’est pas pour« :
– Le connaisseur
– Le grand amateur
– Celui qui se la pête !

C’est plutôt pour:
– Celui qui veut un petit vin sympa (arrachez l’étiquette si elle vous indispose) et pas cher.
– Celui qui aime le vin espagnol.

L’abus d’alcool est mauvais pour la santé. A consommer avec modération.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas, j’y répondrais.

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Bleu Libellule Dillon Fort de France, Martinique

Bonjour à tous !
Aujourd’hui, j’ai trouvé « the » boutique of my family’s hairs !

Mais ESKILE…et OUKILE ?

Voici les 2 questions existentielles de mes cheveux.

En métropole, j’avais l’habitude de me rendre à Ros, 2 boutiques à Perpignan ou presque. Cabestany et Claira. J’y achetais surtout mes shampooings et soins après-shampooings.

Arrivée en Martinique, j’avais autre chose à penser qu’à mes cheveux. Mais au bout de 3 mois sur place, il m’avait bien semblé avoir vu une boutique sur mon chemin, mais où ?

Après bien des recherches il m’avait fallu me résigner, pas de ros, ici, c’est rosse, non ?

Ayant une nouvelle coiffeuse à domicile, nous lui avons demandé si elle connaissait une boutique spéciale coiffure, beauté, esthétique ! Elle ne connaissait pas, flûte !

EUREKA !

Après une recherche minutieuse sur Google  avec les mots clefs « Boutique, distributeur, coiffure, Martinique » je suis arrivée sur un seul résultat: « Bleu Libellule ».  Je ne connaissais pas la marque alors qu’il y en a plein en métropole et 2 sur Perpi !

Ici, il n’y en pas des masses, mais un seul suffit, l’île n’est pas si grande. 1 En Martinique, 1 en Guadeloupe et  je ne sais pas s’il y en a en Guyane. Mais à la Réunion, oui à Saint André de la Réunion..

Pour la Martinique, l’adresse ne vous suffira pas !

Centre commercial Dillon
Quartier de Dillon
972200 Fort de France

Voici comment y arriver.
Le centre commercial Dillon se situe sur la rocade de Fort de France, à 2 pas du superbe bâtiment Groupama, la grosse boule argentée.

Vous arrivez sur le parking de Carrefour…face au centre commercial..regardez sur la gauche, vous avez « La grande Récré », « Tati »…vous chauffez !
Regardez plus à 11h, vous voyez « Baguet Shop »…avancez un peu…vous voilà à porté de vue de « BNP Paribas »…vous brûlez !
Il faut contourner le bâtiment de BNP pour arriver devant la boutique « Bleu Libellule ».

Boutique et Manager

A peine entré, nous avons été happés par l’ambiance coiffure…des couleurs douces, des rayons bien rangés.  On ne voit pas de suite la caisse et la manager. Comme nous étions là de bonne heure, il n’y avait pas foule. J’ai pu demander à vendeuse ce que je cherchais. Aimablement, sourire au lèvres, elle m’a guidée vers le rayon et « le » produit qui me convenait. Je lui demande si c’est le seul pour cheveux blond  avec le produit de couleur bleu, elle m’a dit que celui-ci était à moins 50% en ce moment..ça valait vraiment le coup.

Elle m’a proposé la carte de fidélité du magasin, qui est à 5 € mais qui apporte de bons avantages comme 5% de produit offert aux 100 € effectifs, sachant qu’on a acheté déjà pour pratiquement 40 € ! Valeur de nos produit 80 €, tout à 50%.

Profitez des soldes pour aller faire vos emplettes.

La boutique est accessible aux particuliers mais aussi aux professionnels qui auront d’autres avantages.

Très contente d’avoir rencontré ce matin Isabelle, manager de la boutique Bleu Libellule de Dillon.

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Où acheter des éponges Konjac en Martinique ?

Scoop en fin d’article !

Toutes les 4 à 5 semaines, j’ai l’habitude d’acheter des éponges konjac à mes 2 ados. Arrivée en Martinique, j’ai pu constater que très peu de personnes connaissaient cette éponge miracle. Il m’aura fallu 3 mois pour en trouver. Ca y est, maintenant, je sais où en trouver et je partage cette info avec vous.

 Qu’est-ce que le Konjac ?

Le konjac est une plante vivace poussant en Asie. Connue sous le nom de Konnyaku c’est un aliment très consommé au Japon.

C’est le tubercule du konjac qui est utilisé. Il est spongieux et ses fibres sont transformées en longues pâtes, genre vermicelle pour intégrer des plats japonais. Sa teneur en eau est recherchée, elle permet d’obtenir plus rapidement la satiété et donc on mange moins !

En Europe on l’utilise en pâtes aussi au niveau de certains régimes, ou en encore en gélules.
Le produit est fade, neutre, on lui donne donc le goût que l’on désire !

Mais, même si c’est plus rare, on peut utiliser ce produit en éponge.
C’est l’un des secrets de beauté des japonaises.
Leur peau lisse, fine, impeccable serait due au fait qu’elles utilisent ces éponges de Konjac au quotidien !

Comment utiliser cette éponge de Konjac ?

Quand on reçoit l’éponge, déjà on se demande ce que c’est ! Ca se mange ? Ca sert à quoi ?
Ca ressemble à Igloo de Lush ! Un demi dôme blanc.

Quand on ouvre le paquet, on s’aperçoit que le produit est dur, et qu’il possède des bretelles ? Un collier ? Non, un fil pour le suspendre pour sécher !

Bon, c’est une éponge de Konjac.

Dans un récipient, on verse de l’eau tiède, et on laisse l’éponge prendre vie !
Elle grandit un peu, elle ramollit beaucoup, elle s’adoucit énormément !

Au bout de 3 minutes environ, on l’essore et on peut la passer sur le visage pour se laver, nettoyer, démaquiller, exfolier, gommer les impuretés…tout ça en une fois et sans aucun produit ?
Non, pas tout à fait , et je conseillerai de posséder plusieurs éponge de façon à les économiser et garder leurs performances !
Par exemple une éponge pour le démaquillage et une autre pour le nettoyage en profondeur !
Mais oui , sans aucun produit, savon etc…

Après l’utilisation, rincez l’éponge et accrochez-la par le fil !

Pour les ados…

Utilisez cette éponge au moins une fois par jour avec votre produit nettoyant. Le gel SEBO de l’Institut Arnaud est très performant.  Et une fois par jour, utilisez l’éponge seule.

C’est vraiment l’atout anti-boutons pour les jeunes. Grâce à elle, l’acné n’est plus un problème.

Tout ceci est bien beau, mais si on trouve facilement ce produit en métropole et dans beaucoup de pays, ici, en Martinique, on ne la trouve qu’à un seul endroit !

Où  trouver des éponges konjac en Martinique ?

La Parapharmacie et Pharmacie, « L’espace santé » de Fort de France est une vraie caverne d’Ali Baba. Une sorte de supermarché de la santé. Prenez votre petit panier et parcourez les rayons.

Elle se situe:
50 avenue Maurice Bishop
97200 Fort de France
Tel: 05 96 73 42 95

Cet Espace Santé a une autre particularité, ses prix doivent être les moins chers de l’île !
J’ai remarqué la différence de prix sur la Bi-oil…je vous en reparlerai.
Alors, si c’est si peu cher, me direz-vous, combien ai-je payé ces éponges ?

– L’éponge pour peau normale, la blanche coûte 5,99 €, disons 6 €. C’est un prix tout à fait raisonnable si l’on sait qu’en grande surface, on les trouve entre 3,60 € et 6 € en métropole. Pour une fois, l’éponge n’est pas en forme de demi-sphère, c’est original.

– L’éponge pour peau sensible et peau irritée, à base d’argile rose est vendue 7,99 €. Elle est plus grande et possède une forme étrange aussi.

  

Elles peuvent s’utiliser pour le visage com me pour le corps, à condition toutefois d’en avoir 2.

Quelques conseils pour la garder le plus longtemps possible sont donnés au dos du paquet, je vous les restitue ici:

Nettoyage de l’éponge:

Rincer votre éponge à l’eau claire, pressez-la délicatement pour enlever l’eau, sans la tordre ou la recourber sur elle-même afin de ne pas abîmer les fibres. Accrochée par son cordon, elle sèchera en quelques heures à l’air libre. Vous n’aurez plus qu’à la réhydrater pour le prochain nettoyage.

Conservation:

Se conserve environ 3 mois selon l’utilisation. Changez d’éponge lorsqu’elle commence à changer d’aspect ou qu’elle commence à se décomposer.

Il est indispensable de la nettoyer à l’eau chaude après chaque utilisation. Pour la désinfecter, plongez-la dans un bol et faites-la chauffer 90 secondes au micro-onde, toutes les deux semaines environ.

 

SCOOP

Aujourd’hui vendredi 11 mai 2018, j’ai trouvé des éponges Konjac à GENIPA
Comme c’est un magasin Carrefour, il y en a peut-être à Cluny et à Dillon, je ne sais pas !

A Genipa, elles sont dans un nouvel espace sur la droite quand vous entrez dans le magasin, sur le rayon de gauche après les brosses à cheveux et les éponges à maquiller.
Elles sont à 3,59 €, ça vaut vraiment le coup.

 

 

 

 

 

 

 

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Envie de Sushis ? Pas de souci, il y a …Géant la Batelière (Martinique)

Mes enfants voulaient des sushis pour Noël, on s’y est pris tellement tard que l’on n’en a pas trouvé.  Le traiteur qui s’en occupe n’est pas passé, ils ne sont pas fabriqués sur place, dommage !

Quelques jours plus tard, nous sommes allés sur Schœlcher et nous nous sommes arrêtés faire quelques emplettes à La Batelière, au Géant.

Et là, qu’est-ce que nous voyons ? Des sushis, ils étaient beaux, des barquettes, un plateau…mais, ce n’est pas le moment financièrement parlant. Partie remise…

 

…à aujourd’hui !

On arrive au stand sushis…rien, juste 2 rouleaux de printemps. On demande, et là, on nous dit que ça ne va pas tarder et on nous indique un endroit où demander, vers la boulangerie.

On appelle, on se renseigne…on passe commande pour un plateau, mais justement, c’est sur commande, ça prend du temps. On se rabat donc sur des barquettes normales. On se renseigne sur le contenu de la barquette, tout de même. Je suppose qu’il y aura des makis, des sushis, des sashimis…elle me coupe pour me dire, que nous trouverons des petits poissons, des arc-en-ciel.. comme j’en ai vu l’autre jour, je pense que ça va aller ! Poétiques les sushis antillais !

La dame contactée me retrouve dans les rayons et me signale que c’est bon pour un plateau. Me demande si je préfère un petit à 30 € ou un grand à plus de 40 €. Nous sommes 5, je prends le grand. Elle me demande par la même occasion s’il y a quelqu’un dans la famille qui fait des allergies au saumon, crevettes, au sésame…rien de tout ça ! Super, un service que je n’aurais pas eu si j’avais juste acheté un plateau au rayon traiteur.

Nous avons attendu une bonne demi-heure, le temps de la confection de notre plateau.

On en a profité pour acheter quelques produits de beauté dont je vous reparlerai dans d’autres articles.

Une autre dame apporte le plateau et 2 barquettes supplémentaires à poser en rayon. Comme le plateau en fin de compte était pour 4, on a pris une barquette supplémentaire.

 

 

Verdict ?

Vous les mangez comment vous vos sushis ? Et bien nous, à la fourchette  avec du soja et des frites. Je vais vous dire, que j’aime moyen le riz qui accompagne les autres ingrédients. Il est souvent écœurant, trop abondant.

Comme vous le voyez sur les photos, nos sushis sont appétissants même s’ils ne sont pas vraiment conventionnels. Vous avez la liste des ingrédients.

Mes enfants n’aiment pas trop le riz torréfié, là, il ne l’est pas, il est juste vinaigré et bien blanc, sauf pour les sushis agrémentés de graines de sésame. Mon mari n’aime pas le « trop » de riz, il ne le finit jamais. Donc, pour ne pas ressortir avec la faim au ventre, nous avons fait des frites.

Et bien, après la distribution sushi, maki etc, 1 pour toi, 1 pour lui, 1 pour elle, 1 pour moi…nous avons commencé à fourchetter, trempouiller dans le soja, enfourner et…savourer…1 fois, 2 fois, 3 fois…

Qu’ouis-je ? Rien, pas un seul, j’aime pas ceci, j’aime pas cela, même si ma fille n’a pas trop apprécié les carottes et le surimi.

Celui aux œufs est un peu trope l’œil, ce ne sont que des œufs de lompe sur du riz entouré d’algue. Mais c’est très bon quand même, surtout quand on a attendu cette denrée depuis si longtemps. Non, on n’attends pas seulement depuis Noël. Les carottes râpées étaient surprenantes mais se marient bien avec le riz et le poisson.

Je vous conseille ces sushis qui ont le mérite d’être ultra-frais et vraiment bons.

Un numéro de téléphone est inscrit au rayon traiteur pour passer les commandes sushis. Je ne l’ai pas noté, désolée.

Second conseil, si vous achetez des sushis, munissez-vous d’un sac isotherme avec des pains de glace. On ne sait jamais quand on arrivera à la maison…mieux vaut prévenir que pleurer ou se rendre malade avec des sushis chauds !

Il n’y a pas de baguettes offertes, alors si jamais, ne les oubliez pas !

Perso, j’aimerais un compromis entre la fourchette et les baguettes. Je pensais à une pince en inox ou en bois et donc à usage unique, pour pincer les sushis et pouvoir les tremper facilement. Les baguettes collées obligent à écarter les baguettes, je préfèrerai pincer et relâcher au moment de reprendre un sushi.

Qui s’y colle ?

Cette petite demande va rejoindre ma « boite à astuces à inventer ».

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Le zoo de Martinique

Arrivés depuis peu ici, en Martinique, nous nous sommes installés dans le Sud.  Nous avons donc, tout naturellement, visité les villes et villages qui nous entouraient avant de nous aventurer vers le Nord.

C’est au Carbet que se situe le Zoo de Martinique. J’avais vu les tarifs sur le Net en recherchant les curiosités de la Martinique. Même si les prix ont l’air correct, je trouvais que ça faisait un peu cher pour notre porte-monnaie, en ce moment. Et puis, ce n’est qu’un zoo. On va juste voir quelques animaux, prendre des photos et on sera plus légers de quelques dizaines d’euro.

Tarifs :

Gratuit pour les moins de 3 ans

De 3 à 12 ans compris : 9 € (Pièce d’identité nécessaire, elle peut être demandée)

A partir de 13 ans : 15,50 €

Des tarifs de groupe sont proposés ainsi qu’un billet double, pour visiter le zoo et les jardins de Balata, ce qui nous fait quelques € de gagnés sur chaque billet payant. Plus de 10 € pour nous.

Cette balade n’était pas prévue, mais arrivés devant, on n’a pas pu résister, on désirait juste aller à la plage du Carbet et visiter la ville.

Des animaux, mais pas seulement

Qui dit zoo dit animaux. Mais ici, pas de lion, de girafe ou d’éléphant, pas de gorille ou d’hippopotame mais des chauves-souris, des papillons, des caïmans, des singes tropicaux, des oiseaux, un couple de jaguar et des pumas. Ce n’est pas tout, il y a encore quelques spécimens dont vous trouverez la liste sur le site Web du zoo.

Ce n’est pas juste un zoo, des ruines de l’Habitation Latouche nous font traverser l’histoire de ce lieu martiniquais. Ici, nous retrouvons les vestiges d’une sucrerie, d’une rhumerie, d’une indigoterie, d’une manioquerie…

Au fil de l’eau

L’eau est omniprésente tout au long de notre visite. Ruisseau, cascade, clapotis. Plusieurs fois nous passerons des ponts de bois et cordes suspendus  au-dessus de l’eau. Pas facile de lâcher les mains et prendre des photos d’ici avec les personnes marchant sur le pont.

Le chemin serpente entre les arbres, les ruines, entre dans des enclos. Il est très bien balisé, des culs de sacs, signalés, nous permettent d’admirer les animaux, les fleurs, les ruines et de nous informer grâce aux nombreux panneaux affichés en français et en anglais.

J’ai été agréablement surprise de pouvoir entrer dans des enclos et de me promener parmi les papillons mais aussi des oiseaux. 2 enclos différents et tout aussi féériques. Marcher au milieu des ibis rouges et des flamants même pas effarouchés par notre présence. Les loriquets ou autres perruches multicolores nous attendent à la dernière étape, on pourrait presque les toucher. C’est vraiment le clou du spectacle.

Je vous recommande cette visite et vous parlerai au fur et à mesure des autres à venir.

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Restaurant de plage: Petitbonum

Après notre visite du zoo au Carbet, dans le Nord-Ouest de la Martinique, nous  nous sommes dirigés vers les restaurants de plage au Carbet également.

J’étais allée en reconnaissance sur le Net la veille pour voir ce qu’il y a avait comme restaurant s de plage. J’avais jeté mon dévolu sur le Petitbonum à la plage du coin.

Où se situe t-il ?

Comme je vous l’ai signalé, à la plage du coin. Avec ma mémoire sélective, je ne m’en suis souvenu qu’en voyant le nom écrit après avoir déjà visité 2 plages , l’une sans resto, l’autre sans parking.

Aller jusqu’au bord de mer et tournez à gauche, allez vous  garer tout au fond, là-bas au 58ème nid de poule. Une place à l’ombre, quelle chance.

Le premier  c’est le pélican Beach, un restaurant pizzéria, ensuite vous avez un autre restaurant de plage avec des spécialités alsaciennes. Si si ! C’est chez Loulou Flammes, puis le prochain, c’est le Petitbonum.

Un peu chieurs sur les bords

Il n’y a rien à faire, nous sommes des chieurs nés. On ne le fait pas exprès, mais on aime bien que les tables soient propres, les couverts et la vaisselle aussi, que les sièges soient confortables surtout pour rester au moins 1h dessus et avoir une table pour 6 quand on est 5 et non pas une table pour 4.

Par contre, nous arrivons toujours de bonne heure, donc quand il n’y a pas trop d’affluence.  Et encore une chose, on ne supporte pas le tabac, ni quand on mange, ni autrement. Nous sommes des anciens gros fumeurs et ceci explique cela.

Nous avons regardé la carte, un grand tableau noir un peu après l’entrée. Vous devez donc mettre les pieds dans le restaurant pour lire la carte, surtout si vous êtes bigleux comme moi.

Un jeune homme s’est approché pour nous demander si c’était pour manger. Nous n’avions pas encore fini d’étudier la carte et prendre la décision de nous installer. Dans la famille chieuse, je voudrais la fille, la végétarienne de la famille. Elle mange tout de même du poisson, ouf, tant mieux !

Le jeune homme s’est éclipsé pour nous laisser réfléchir. Une autre personne s’est approchée de nous et nous lui avons fait savoir que nous restions manger et que l’on aimerait une table avec 6 places.  Pas de problème, il a rapproché 1 petite table d’une grande  de  5 places, le genre  que nous refusons généralement.

Il n’a pas sourcillé, ou nous ne l’avons pas vu, nous voilà à une table de 7 alors que nous sommes 5.  La serveuse pense que nous attendons du monde, mais non ! Elle enlève donc en souriant, les couverts en trop.

On  ne s’est pas senti s mis à l’index, ni les uns, ni les autres. Nous étions confortablement installés, la mer en face pour les uns et dans le dos pour les autres.

La carte, de la cuisine créole

Pas évident de vous parler de la carte, de ses tarifs… tout ce que je peux vous dire c’est que les produits sont frais, et la liste des plats est réduite. Encore plus quand il manque des produits.  Ce n’est pas un reproche, bien au contraire. J’apprécie le fait de proposer peu de plats mais de les faire bien.

Les tarifs sont assez élevés, mais  non prohibitifs. La qualité et le savoir-faire se payent et quand le bien-être, la vue et qualité du service sont au RV et ne coûtent pas plus cher, moi je dis, banco !

L’ambiance

Les tables sont propres, les chaises, certaines ont des fauteuils en textilène, d’autres juste des chaises  monobloc en plastique coloré, mais confortables. En short, on sue, un peu, beaucoup selon les températures extérieures.

Je vous l’ai déjà dit, mais nous n’avons pas senti de tabac, un vrai plus pour nous. D’ailleurs, une astuce rafraîchissante évite ce désagrément tout en apportant un confort certain. Des brumisateurs d’eau sont intégrés à la charpente métallique de la terrasse sur laquelle des tissus en formes de voiles sont tendus. Avec la brise, qu’elle soit du large ou venue des terres, on est à la fois au frais et à l’abri des fumées. Une idée à importer en métropole, ce ne serait pas du luxe.

Du début à la fin, de notre accueil à notre départ, tout a été parfait. Sourires, petits mots gentils.

La cuisine est de l’autre côté du chemin, les vitres nous permettent de voir les cuisiniers s’affairer. Pour moi, c’est aussi un gage de confiance et de qualité.

2 bars de part et d’autre de la salle, l’un pour les boissons, l’autre pour le café et les glaces

Sur la plage, des transats sont accessibles pour commencer une petite digestion face à la mer. Ils sont réservés à ceux qui ont mangé au restaurant si j’ai bien compris.

Un chat blanc à tâches tigrées, puis un chat blanc, encore en fin de repas, un chat tigré court sur pattes nous ont accompagnés. Ils passaient d’une table à une autre recherchant des caresses, mais n’ont pas quémandé de nourriture. Ils étaient sympas, ils se couchaient à nos pieds, n’étaient pas collants. Je ne sais pas si ce sont des chats sauvages ou s’ils appartiennent à quelqu’un du coin. Mais c’était bien agréable pour nous qui aimons beaucoup les chats.

Ce que nous avons pensé des plats

En entrée, 3 ont pris des accras de morue. Servis avec une salade, les 3 brochettes ont été posées ainsi que la salade dans une assiette au milieu de la table.

Nous nous sommes regardés un peu embêtés…nous avons demandé une petite assiette chacun pour pouvoir déguster les brochettes, oui, mais la salade aussi.

1 tahitienne de marlin (marlin et son lait de coco)

Ensuite, ont été servis :

  

1 salade de thon, pour ma  végétarienne de fille, elle a bien aimé.

1 filet de dorade bien servi. 2 morceaux cuits à point avec des légumes de saison : fruit de l’arbre à pain en purée et christophine (Cristophine, chayotte) en gratin, si je ne me trompe pas avec quelques morceaux de bananes plantain.

Mêmes légumes pour les autres plats

1 assiette d’écrevisses traditionnelles

1 assiette d’écrevisses à la vanille (à tomber !) (Faute de langouste, on mage des écrevisses)

1 colombo de poulet, très apprécié lui aussi.

Les desserts, glaces ou entremet coco étaient aussi corrects.

2 x2 bières 50 cl de Lorraine + 2 bouteilles d’eau et 1 café excellent. (Ristretto Lavazza)

La note : 171 €

Je ne regrette pas notre sortie restaurant, et sur 10, pour un restaurant de plage je donnerai bien un 9 ½ .

A bientôt pour de nouveaux avis.

 

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Sondages, tests et jeux concours

Il y a des critères bien particuliers, pour ne pas dire trop particuliers,  pour qu’un consommateur soit retenu pour compléter un sondage. Pourquoi perd-il son temps à y répondre ? Qui sont ces consommateurs  et quelles sont leurs motivations ? Vous allez être surpris.  Certaines personnes gagnent  jusqu’à 150 e ou même plus mensuels, tandis que d’autres sont gentiment remerciées et se voient exclues du questionnaire. Les tests se basent sur les mêmes critères que les sondages. Pour les jeux concours,  tous les français ne sont pas logés à la même enseigne, et cela aussi, il faudrait y remédier.

Les sondages et les tests de consommateurs

Je les inclus dans le même paragraphe pour la bonne raison que, sauf exceptions,  c’est à l’issue d’un sondage que l’on se voit choisi pour tester un produit chez soi. En plus des points gagnés pour le sondage terminé, on a la surprise de se voir confier un produit pour donner son avis.

Je reviendrai sur les tests en fin de paragraphe.

Vous avez déjà vu, dans certains sketchs, des humoristes qui mettaient en avant le sexe et l’âge de la personne la mieux qualifiée et la plus représentative de la société de consommation : la ménagère de moins de 50 ans avec au moins 2 enfants, un pré-ado et un en bas âge.

Pour répondre régulièrement à des sondages vous devez :

Etre une femme  de 29 à 40 ans avec 1 ou 2 enfants.  Vous devez avoir un emploi, mais pas  caissière, vendeuse, prof, institutrice, agent de fabrication, emballeuse de produits, coiffeuse…rien qui touche de près ou de loin avec les produits de grande consommation.  Attention, personne de votre entourage ne doit exercer une profession de la liste, sinon…au revoir !

Pour certains sondages, on va vous demander où vous êtes né, où sont nés vos parents, la qualité de vos cheveux, la couleur de votre peau…Ainsi que vos coordonnées, le code postal en dit beaucoup sur vous.

A savoir qu’une personne qui conviendrait parfaitement pour remplir certains sondages en métropole sera carrément exclue du site de sondages si elle vit dans les territoires ultra-marins, c’est-à-dire anciennement les DOM-TOM. Vous me direz, c’est normal, ces gens ne vivent pas comme nous ! Et bien détrompez-vous, il y a des hypermarchés et énormément de produits cosmétiques, douche, shampooings, produits ménagers identiques (et plus chers) qu’en métropole. Donc, ces utilisateurs rapportent aux marques mais leur avis ne sert à rien !  Pourtant pour beaucoup de produits, les ultra-marins seraient les meilleurs critiques pour améliorer les produits.

Voilà, il faut faire tester des produits aux personnes vivant dans la France lointaine.  Il y a beaucoup de personnes de couleurs qui pourraient vous en apprendre mesdames et messieurs les concepteurs de produits. Et il n’y a pas que des personnes de couleur dans  ces régions, il y a beaucoup de blancs, disons, qu’il y a toutes les couleurs représentées. Ce sont des « lands » multiraciaux.  Comment se faire une meilleure opinion qu’en connaissant les résultats sur toutes les peaux, tous les cheveux, tous les sols, sous tous les climats.

Certains sites de tests ne font que ça, que rechercher et proposer des produits aux consommateurs, mais encore une fois, sur le territoire métropolitain…Corse comprise. Les Initiés, TRND font partie de ceux-là.

Je demande aux sites de sondages et de tests de changer ces mauvaises habitudes de ne faire tester ou répondre aux sondages que les personnes sur la métropole. Pas difficile d’élargir les IP, nous ne sommes pas en Amérique quand on vit en Martinique mais en France. Et pour les tests, pas besoin d’envoyer un produit, un email avec un code-barres suffit pour retirer gratuitement un produit dans une grande surface.

Les jeux concours

Je comprends parfaitement que les voyages offerts par les compagnies  partent de Paris pour telle destination avec hôtel et tout le toutim, mais pourquoi, les français de l’étranger et des outremers ne pourraient pas participer?

Il y a même des fois où les jeux concours peuvent être  ouverts aux pays d’Europe, mais pas à La Martinique par exemple, car la Martinique fait partie de l’Amérique, bien sûr !

Il faut remettre les pendules à l’heure  et retrouver le Nord.

Les ultra-marins sont des français à part entière et doivent pouvoir participer aux concours et autres jeux. Les gains d’argent sont facilement encaissables et les gains en nature peuvent  être retirés ou dans le lieu de résidence ou par une personne que l’on a choisie en métropole.

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Les DOM-TOM, les oubliés de la France

Les DOM-TOM ont changé de nom, c’est passé quasi inaperçu pour les métropolitains et aussi pour les ultra-marins. Posons-nous les bonnes questions : que savons-nous des départements, régions, territoires ou collectivités d’outre-mer ?  Comment vivent ces français d’ailleurs ? Pourquoi sont-ils considérés comme des étrangers par la France elle-même ? Des questions, auxquelles vous ne trouverez pas de réponses dans cet article, mais des questionnements plus profonds qui feront, je l’espère, réagir des personnes influentes.

Les DOM-TOM…ou plutôt les DROM-COM

Connaissez-vous bien votre géographie française ?

Nous avons 101 départements français depuis l’entrée de Mayote en 2011  au sein de la République française. 96 départements métropolitains en contant les 2 Corses (2A et 2B) pour le seul numéro 20 et 5 départements d’outre-mer se partageant eux le N°97 + 1 chiffre allant e 1 à 5 pour le moment…il reste encore de la place pour 3 autres « lands » qui voudraient venir se raccrocher à nous… si jamais, j’ai des idées…les îles Caïman, Les Seychelles…

Bon, revenons à nos îles départementales françaises, je ne parle pas ici de l’île de France.

Nos 5 îles :

971 : Guadeloupe
972 : Martinique
973 : Guyane
974 : Réunion
976 : Mayotte

Nous avons aussi les anciens TOM, les nouveaux COM, qui sont-ils ?

987 : La Polynésie française
975 : Saint Pierre et Miquelon
977 : Saint Barthélémy
978 : Saint Martin
986 : Wallis et Futuna reste encore en TOM mais ça ne choque personne que le terme n’existe plus pur personne !
988 : La Nouvelle Calédonie est dotée d’un statut hors normes : Collectivité sui generis.

Inclassable ! Et au fond, ce n’est peut-être pas si mal !

Depuis 2003, le nom de ces îles et territoires français ont changé de nom.

Ils ne se nomment plus Départements d’Outre-Mer pour les DOM, non, maintenant, il faut dire : DROM pour « Départements et Régions d’Outre-Mer ». Pour les TOM les anciens Territoires d’outre-mer, il faut les appeler les « Collectivités d’outre-mer ».

Je trouve que l’Etat français fait beaucoup d’efforts pour nommer, dénommer, dénominer, renommer…mais que fait-il pour ces  nouveaux renommés ?

Combien de métropolitains sont au courant que les DOM-TOM ont changé de nom ?

Assister pour mieux contrôler

 On ne va pas s’étendre longtemps sur les origines de la possession de ces « lands » par la France. Ce n’est pas un cours d’Histoire, juste quelques éléments avant de parler d’aujourd’hui.

Il était une fois, au-delà des mers et des océans, des peuples qui vivaient paisiblement de la chasse, la cueillette et la pêche. Ces personnes avaient la couleur de la peau brunie par le soleil. Ils n’étaient pas très nombreux et il y avait assez à manger pour tout le monde. Le soleil brillaient, les oiseaux chantaient, les peuples aussi, les fleurs poussaient…les enfants aussi. Les arbres étaient grands, l’herbe haute, les fruits et légumes étaient particuliers pour des occidentaux mais tellement communs pour eux. Ils ne connaissaient pas la faim, ni le froid, ni la soif…tout sur ces îles ou territoires était richesse…

L’homme couleur du froid a tenté un jour de prouver que la terre était ronde et qu’en partant vers l’ouest on pouvait revenir au point de départ sans jamais faire demi-tour. En gros c’est ça, mais pas que, bien sûr. Juste pour dire que c’est par hasard que ces peuples ont sombré dans la pauvreté, l’esclavage, la domination du blanc. Enfin, ceux qui sont restés en vie, car la quasi totalité des amérindiens des Antilles ont été massacrés et remplacés par des africains importés par bateaux échangés contre des pacotilles.

Quand l’homme blanc a fait une connerie, il n’est pas question qu’il répare, reparte et efface ce lieu de sa mémoire, non…il va annoncer partout qu’il a découvert un nouveau land et qu’il l’appellera comme ça parce que c’est lui qui l’a trouvé, comme un digne chasseur de trésor. Trésor, il y a, mais inventeur, laissez-moi douter.

Les petites pirogues, radeaux, canots, barques faisaient pâle figure devant les grands bateaux des conquérants. Comme toujours, c’est celui qui a le plus gros qui gagne !

La couleur de ces peuples, qu’ils soient très foncés ou plus clairs de peau selon les lieux n’avaient aucune importance. Ils n’étaient pas blancs. Au pire le jaune était accepté car on pouvait faire affaire avec eux, et puis, ils avaient bâti un empire, mieux valait ne pas trop s’y frotter.

Ah que ce fut bon pour ces occidentaux à peau de porcelaine pour les plus riches, de dominer ces peuples déshumanisés. L’esclavage avait commencé.

Ce ne sont pas ces années depuis l’abolition de l’esclavage, qui auront redonné aux peuples meurtris, leur liberté, leurs richesses, leur droit de vivre comme ils l’entendent…heureux, cool ! Ah non, vous êtes français maintenant et vous avez des devoirs. Ils ont tous les inconvénients du peuple français (Taxes, impôts, obligation de s’assurer, assurer la voiture, la maison, obligation scolaire avec frais d’uniformes entre autres, taxe d’octroi de mer ramenant la plupart des prix à 30% plus cher qu’en Métropole) sans en avoir les avantages (Place dans la société que ce soit en DG d’une banque ou en politique, le blanc est-il prêt à avoir un président noir ou Tahitien ? Un salaire permettant de partir en vacances régulièrement. Des maisons qui résistent aux éléments à des prix accessibles. Des terrains eux aussi à des prix moins prohibitifs).

Tous ces problèmes contribuent à la pauvreté des habitants des DROM-COM-TOM. Je suis témoin de ce qui se passe actuellement en Martinique et franchement, ça me fend le cœur.

Bien sûr, il y a des droits, ici, comme en métropole, le droit au chômage et ses allocations, le droit aux allocations familiales, au RSA, le droit à la petite  ou grosse enveloppe de l’UE ou celle du gouvernement appelée subvention. Plus on reçoit de subventions ou d’allocations, moins on a le droit de travailler comme on veut, comme avant. Il faut suivre les règles, même si elles ne sont pas bonnes pour ici, ce n’est pas grave, il y aura des subventions.

Pour faire pousser plus vite et avoir plus de rendement avec moins de pertes, utilisez du Chordécone, oui, il y en a qui déconnent vraiment là ! A qui sert le chlordécone ? Et bien à endiguer voire éliminer si c’est possible le charançon du bananier. Evidemment ce pesticide n’agit pas sur tous les charançons parasites, juste sur celui du bananier. Et comment il est arrivé là le charançon ? Pas à la nage, il est originaire d’Afrique et d’Amérique du Sud. Il avait une chance sur deux de s’acclimater, et bien il l’a fait ! Par contre, les parasites naturels qui fonctionnent très bien dans les pays d’origine n’arrivent pas à supporter le climat des Antilles ! C’est ballot, non ?

Alors pourquoi ne pas continuer les chloredécone puisque ça fonctionne ? Rien à fiche que les autres pays l’aient interdit, l’occidental, le grand manitou français, l’Etat veut manger des bananes. Bon, jusque-là, OK ! Mais alors, pourquoi sur les étals des magasins en métroplole, les bananes viennent du Costa Rica, et d’ailleurs, mais rarement des Antilles françaises ? Cherchez l’erreur ! A côté de ça, il y a les bananes Bio qui ne sont bio que dans leur pays d’origine mais en passant les frontières, elles obtiennent l’appellation par équivalence…lamentable !

La canne à sucre et le symbole de la Martinique, de la Guadeloupe etc…grâce au rhum blanc ou ambré. Là encore, la Martinique se trouve actuellement avec un énorme souci que seul le fric peut résoudre. Il y a des années, on ne se serait pas posé de questions, on aurait juste réparé, chacun aurait mis son savoir-faire en œuvre, mais voilà, l’assistanat et les obligations de demander ceci, cela, au lieu de se débrouiller, font que le rhum martiniquais n’a peut-être plus aucun avenir, le sucre non plus. L’usine du Galion est en mauvais état. Lâché par les derniers descendants des esclavagistes qui ont encore main basse sur les richesses des îles, les faiseurs de boissons qui réchauffent le cœur et font chanter se retrouvent sans usine pour transformer la canne à sucre en jus de canne, en sucre, en rhum…

Il ne faut pas réparer cette usine tel qu’elle, elle est trop polluante, mais le chordécone pour les bananes, ça, pas de problème. Bien sûr, il y aurait bien une solution…avec laquelle une entreprise raflerait tout le rhum du Galion.

Dans 3 mois, la saison commence, les producteurs de canne à sucre ne savent pas comment et si leur travail actuel aboutira à la transformation d’une manière ou d’une autre dans cette usine du Galion. Comment savoir s’il faut prévoir les contrats de travail pour les saisonniers par exemple ? Vous me direz, pas grave, il y a aura les subventions ! Mais alors, pourquoi ces subventions ne sont-elles pas octroyées pour racheter une chaudière neuve ou laisser réparer les tubes de la chaudière actuelle ?

L’Etat trouve aussi le moyen de monter les îles des Antilles les unes contre les autres en permettant l’une de commercialiser en métropole tant de marques différentes de rhum alors que l’autre en aura moins. Pourquoi ne pas toutes les présenter ?

C’est comme les bières, il y en a brassées ici, le saviez-vous ?

L’Etat utilise l’assistanat, les subventions pour contrôler ces petits paradis de cartes postales. Bien fiers, les présidents et autres ministres foulant le sol de ces trésors. Mais sont-ils allés voir comment vivent tellement de leurs « citoyens » et non « concitoyens ». Ils n’ont pas les mêmes valeurs !

 

Côté internet

Internet est hyper cher ici en Martinique, et je pense que c’est pareil ailleurs dans tous les DROM-COM-TOM. Pourquoi n’aurions-nous pas un tarif calé sur ceux de la métropole ?

Pourquoi ne pouvons-nous pas commander des articles sur le Net et les faire envoyer chez nous ? Nous sommes aussi en France ! Ce qu’internet semble ne pas savoir. Quand on commande, on voit s’inscrire: « La livraison est impossible dans votre pays. »

Pourquoi ne pouvons-nous pas être testeurs ou répondre aux sondages sur le Net ? Nous sommes des consommateurs comme les autres ! J’en reparlerai dans un autre article consacré à ce seul élément.

Bien entendu, s’il on est dans les hauteurs et assez éloignés du bourg, on risque d’avoir des problèmes de connexion. Par contre, dans les villes en plaine, pas de problème, à condition toutefois de se renseigner avant sur les couvertures et meilleures connexions.

Merci pour vos lectures, n’hésitez pas à laisser un petit mot.

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