La peur de la mort

« La peur n’évite pas le danger ! », phrase très connue de tous ainsi que de ma grand-mère.  Ca n’explique ce qu’est la mort.  Question que l’on se pose tous, certains ont des bribes de réponses, ils sont revenus d là-bas. Mais  s’il y a vraiment une vie après la mort, est-elle accessible à tous ?

Les étapes

Les vieux meurent parce que c’est normal..oui, cela devrait rester dans l’ordre des choses. Mais ce n’est pas toujours le cas, ça ne l’est même que rarement.

Les accidents de la route, les accidents domestiques, les maltraitances faites aux femmes, aux enfants, aux hommes, les meurtres, les suicides…tous âges confondus.

Que l’on soit le premier concerné par la mort prochaine ou subite, ou que ce soit nos proches, la peur, l’angoisse ne pourra pas être appréhendée de la même manière.

Ici, je ne vais pas parler du deuil, mais juste de cette fichue trouille qui tenaille tellement de personnes.

Il y a différentes étapes à passer. Vous avez déjà remarqué le questionnement des enfants, si vous ne vous souvenez plus du vôtre.

Dès qu’il prend conscience de son corps et de son existence, qu’il est confronté à la mort, il commence à questionner sur les « pourquoi », les « après », et c’est normal. Comme il est normal de ne pas avoir les réponses. Il ne faut pas confondre: réponse automatique: « Mamie est là-haut, elle ne souffre plus et elle veille sur nous » et les réponses réfléchies: « Mamie était très malade depuis longtemps, on n’a pas encore trouvé le remède qui soigne cette maladie. Maintenant on va l’accompagner à sa dernière demeure ».

Lorsque l’on perd un ami, un membre de sa famille, on se repose la question: « Pourquoi la mort existe-t-elle ? » Et l’on souffre de ne pas en trouver la réponse.

A l’adolescence, comme vers 7 ans, la question revient lancinante et cauchemardesque. Les questions existentielles affluent « Pourquoi, je vis, pourquoi on meurt… » « Je pense donc je suis ! » « Pourquoi moi ? » « Qui suis-je, où vais-je ? » Et de cette souffrance émane bien souvent une sorte de reproche voire de haine de la part de ces « jeunes » envers leur parents, qui se sentent en souffrance juste par le fait qu’on les a mis au monde. Ils ne comprennent même pas que nous sommes nous aussi passés par cette étape, et tous n’en sont pas sortis indemnes.

Entre 20 et 40 ans, c’est surtout le fait de mettre au monde nos enfants qui nous pousse à ressasser cette épée de Damocles, la mort est là qui guette tous nos faits et gestes, elle ne nous ratera pas, à la première occasion, elle se manifestera. Enfin, c’est comme le mauvais sort, plus on y pense et plus on ouvre la porte au malheur. Il faut être conscient que le danger existe et faire en sorte de minimiser ses effets.

La peur de disparaitre et laisser ses enfants  seuls au monde peut donner l’angoisse de la mort. Mais il faut bien penser que nos enfants ne finiront pas à la rue, la famille est là, et sinon, des organismes pour les personnes sans familles prendront en charge les enfants. Bon, il est vrai que les fratries sont souvent « disloquées » mais elles se retrouvent à l’âge adulte.

Lorsque l’on est malade, surtout atteint d’une maladie incurable, le fait de ne pas vouloir souffrir  agit à la fois sur la peur de mourir car on la voit arriver, là, sans pouvoir la fuir, la repousser…et dans un autre sens, on l’attend comme une délivrance, une façon d’éviter la torture de la maladie.

Quand on vieillit, par période cette mort vient, s’en va, revient, parfois elle tenaille l’estomac. On ne peut pas l’éviter, et c’est peut-être cette image qui est la pire, se sentir impuissant devant l’inévitable !

Comme la mer qui monte et descend, les vagues telles des langues lapant la plage à la façon des coquilles Saint-Jacques ou gorgées d’écume s’échouant juste à nos pieds, nous vivons, nous mourons…comme les montagnes, l’hiver emprisonnent en leur sein quelques montagnards égarés, se gorgent d’eau l’hiver pour la restituer en cascades l’été porteuses de vie et d’espoir.

La vie et la mort forme un tout comme l’eau, l’air et la terre.

Peur de la mort ou du néant ?

Peur de la mort ou de la vie après la mort ?

Peur de la mort et de l’inconnu ?

Comme on dit, « Personne n’est jamais revenu pour se plaindre, mais pour manifester son engouement non plus ! »

Faut-il être croyant pour avoir moins peur voire pas peur du tout ?

La croyance est un domaine assez complexe pour ne pas en parler ici. Mais nous pouvons tout de même signaler le fait que toutes les religions laissent paraitre l’idée d’une vie après la mort ou cette vie ! Dans certains pays, certaines religions, la « mort » n’existe pas !

On reviendra sur certains sujets dans d’autres articles:

La communication avec l’au-delà

Le deuil

Les rêves et la communication avec des êtres disparus pendant le sommeil

Des expériences de mort imminente (EMI) ou de mort approchée.

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